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TFGA 23 bis, la GUEST STAR du blog: Stéphane!

Écrit par OZSMOZ

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Deux articles en deux jours, mais kesskisspass? Deux TFGA en deux jours? Mais ? Ne vous posez plus de question, ce TFGA n’ai pas le mien mais celui de Stéphane (que je tanne depuis des semaines pour qu’il face un blog, voyez comme cet article est COOL!!) Lire cet article en avant première (voyez comme je suis favorisée! Ne me jalouser pas trop!) m’a conforté dans l’idée qu’il devrait vraiment partager avec nous ses petites pensées. Et si vous êtes comme moi, frustré de ce non-blog je vous invite à le spamer sur son twitter ICI! (je vous invite pas, je vous ordonne. Ouais ouais!) C’est donc avec beaucoup d’honneur que je laisse place au TFGA de Stéphane. Bonne lecture à vous!

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Alors comme ça, le TFGA 23 commence dans la lignée des plaintes vidéoludiques récentes actuelles, de la casualisation à outrance, et dans la flemme intellectuelle que de laisser libre court et interprétation à la thématique du « De toute façon, c’est à vous de bosser les feignasses ! » ? Voilà qui ne donne déjà même pas envie de titrer un début d’écrit, c’est dit :3 Donc pour ce thème, ce sera possiblement un foutoir sans agencement, au gré de l’inspiration. Ouais, on fait comme on veut, there is no limit (even the sky isn’t the limit).

Alors commençons par le commencement. L’impact vidéoludique sur le développement des compétences et la perception du point de vue de la douance. (Parce que oui, dans le fond, ça reste plutôt personnel, enfin totalement même, et qu’avec le recul, ça apporte beaucoup de choses ^^)

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Avec un très jeune âge (4-7 ans), la douance non encore décelée, la curiosité était telle qu’il était très compliqué de satisfaire l’appétit de connaissance, de savoir, et le défi technique de résoudre des problèmes à la hauteur de l’engagement pris. Les premiers jeux de l’enfance permettent de continuer à faire tourner la machine en rajoutant plein d’énigmes à résoudre, autant en terme de gameplay et structure que de logique et recherche. Le début de la planification, de l’anticipation, avec une dose d’orientation en prime et d’appréciation des distances, la concentration était mise à rude épreuve sur les premières consoles ^^ Mario, Link, baigné dans l’univers Nintendo, les premières compétences s’affutaient.

L’évolution personnelle se faisant, et les gains de niveau étant conséquents IRL ensuite (8-12 ans), la diversification des jeux ouvre à nouveau sur d’autres horizons. Autant IRL les dépenses sont davantage énergétiques, et permettent de travailler un peu la sociabilité, mais sur les jeux à une période où Internet n’était qu’à ses prémices, virent arriver dans notre contrées les premiers point&click à l’humour débordant, nécessitant patience et analyse plus poussée parfois toute aussi loufoque de certaines associations d’objets. L’observation était mise à rude épreuve, et même parfois, l’abandon de soi était déjà de mise (qui a parlé de Myst premier du nom ? =D ).

L’évolution du matériel aidant, les premiers défouloirs paraissaient aussi pour pouvoir canaliser les crises d’angoisse et d’anxiété. Il faut dire qu’à partir de 9-10 ans, la douance a été révélée, le décalage avec les autres jeunes se faisait ressentir dans la vitesse d’apprentissage et de compréhension, même si le lien social restait, de part le caractère fort avenant, très prononcé, le domaine scolaire ne suffisait plus à canaliser le besoin d’occupation de l’esprit et de découverte. L’arrivée des premiers JdR à l’ancienne (Baldurs Gate / Neverwinter Nights <3 ) couplé aussi à l’apprentissage de l’anglais sur le tas, on permis de maintenir l’imaginaire, la créativité et l’ambiance à un haut niveau de prérequis. Commença alors le difficile temps du « mais faut sortir ! » davantage de la part de mes parents. Le sport permettait toujours de sortir de l’univers pour s’oxygéner le corps et reposer aussi l’esprit un peu :p Avec les colonies de vacances durant les vacances scolaires, pour commencer à apprécier le gout des voyages ^^

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Ah nous arrivons à 98, la coupe du monde, l’entrée au collège, l’époque du premier portable (un Nokia 3210 avec SNAKE quoi xD LE jeu de dextérité, de frustration par excellence ! Avoir réussi à remplir totalement l’écran reste une de mes plus grandes fiertés). La période collégiale nous apporte sont lot de nouvelles expériences sociales, de bris de glace, du début de l’affirmation de soi, mais aussi de l’esprit de communauté qui se crée. Coïncidant avec l’arrivée des FPS par équipes (Counter Strike 1.3, les épopées rush knife/glock vs awp légendaires), et la poursuite du développement du gameplay à plusieurs sur le même écran (Mario Kart, Goldeneye, …), de nombreux moments de partage ont pu être tissés, aussi bien dans un esprit de cohésion online sur une map, qu’avec des pizza et les sodas/jus de fruits à se mettre des pins et rire tout ce qu’on peut sur des fins de courses endiablées. L’arrivée du multi local à 4 a été une véritable révolution des moments entre potes, à pouvoir partager la passion tout en restant social. Le lien était fait, et allait continuer à s’ancrer davantage.

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Le collège restant toujours aussi accessible en tant que fumiste professionnel assumé (ouais, les devoirs à faire, je les faisais au moment de la correction, enfin quand on posait la question quoi, intérêt : 0.5 sec par question, trop peu digne d’intérêt de les faire auparavant), il y eu comme un début de scission vers la fin du collège, où socialement, je commençais à davantage suivre les autres à distance intellectuellement, et de l’autre je commençais à échanger avec des personnes plus matures en ligne où je pouvais aborder des sujets pouvant toujours satisfaire ma curiosité sur le monde.

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Et les expériences vidéoludiques étaient un très bon point d’ancrage et de référencement pour acquérir certains concepts et certaines approches d’angles de vue, de la moralité, de l’affinement du chemin de vie à vouloir donner à son existence.

qo1lixjlArrive le lycée, période existentielle au sein de cette carrière vidéo-ludique, où un certain « standby » fut placé. Telle une routine de sécurité, la période fut comme dans un brouillard, à écumer en long en large et en travers les mêmes jeux, signe fort d’une perte d’identité. Perte d’identité, ou plutôt quête d’identité. Le farming intense dans Diablo 2 avait beaucoup de redondance, étant à la fois symptomatique et rassurante dans l’esprit de confort. La différence se ressentait trop au niveau extérieur, dans la compréhension du monde et des aspirations. Le décrochage scolaire est présent, l’intérêt n’est plus, la visibilité d’avenir non plus, et les énormes questions identitaires qui vont avec. Il y avait pourtant des signes des affinités dans les choix vidéo-ludiques qui pouvaient aiguiller, mais à cette époque, je ne les percevais pas encore. Pour éviter la solitude, je suivais le groupe d’amis.

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La fin du lycée, le début des suites du bac, mes amis m’ont permis de réaliser 2 choses qui auront changé ma vie, celle qui nous intéresse ici restera celle de m’offrir avec mon meilleur ami « World of Warcraft ». Les grands débuts, WoW Vanilla, 5 mois après la sortie officielle, jeu que j’avais pu tester en bêta. Un univers où clairement, je me sentais à l’aise. Ce qui devait rester un jeu est devenu une extension. Pas au titre d’une addiction, mais clairement d’un refuge. Je n’arrivais pas à trouver ma voie IRL, mais j’arrivais à exprimer dans le jeu des traits que je n’arrivais pas à sortir dans la vie. Retrouver une ambiance de camaraderie simple, reprendre plaisir à contempler des paysages, simplement se promener intellectuellement dans la contemplation, ça a redonné un élan à la prose qui m’anime parfois, des moments intenses et épiques, de tension, de diplomatie entre personnes, de challenges divers. L’apprentissage aussi à gérer son stress et son angoisse, les pics d’adrénaline en PvP sauvage (et du fait qu’il ne m’en faut pas trop, en ça j’apprécie pas les 1V1 ou 2V2, je veux trop préserver les gens et pas les faire rager xD), le joyeux bordel des raids à 40, la gestion des plannings, la gestion de guilde, beaucoup de compétences de management qui pourraient faire bon genre sur un CV 😉

Mais au-delà de tout ce côté positif, il y a aussi le côté pernicieux, le revers de la médaille, le côté chronophage du jeu est qu’on s’y abandonne. Sa valeur de refuge est autant destructrice que régénératrice à terme. Parfois, réussir dans la vie, c’est aussi prendre des risques, oser braver l’inconnu, et miser sur une réussite de 50% ou moins. Mais quand le chemin personnel est retrouvé, qu’on sent enfin les courants telluriques redonner foi, que les éléments ont reparlé à Thrall, On se dit quand même, qu’est-ce que c’était chouette !

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Au final, je ne développe pas davantage cet article, le laissant assez diffus pour ne pas partir sur une thèse en 72 pages, mais néanmoins, le fait est que le jeu vidéo, c’est comme une seconde maison, c’est un lieu qui vient tirer des ficelles toujours différentes, qui ne laisse pas le caractère en berne, redonnant aussi foi en soi (et parfois même en les autres xD).Il permet clairement d’aider les personnes à exprimer et ressentir des émotions intenses, les faire vibrer, et parfois ouvrir des portes qu’ils ne soupçonnaient même pas ! (Oui, on sait Alex, pour toi, LiS est déjà dehors !) Il permet de canaliser le flot incessant de pensées, de pouvoir les diriger sur des objectifs qui s’enchainent. La douance étant parfois difficile à combler, ça jouer sur le temps 🙂

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Mais le plus important, c’est qu’au delà de l’art, c’en est un qui rassemble de plus en plus de personne pour partager autour, qui s’unissent, qui débattent, qui échangent, et même si on souhaiterait éliminer l’ensemble de la connerie de la communauté (Tiens, LoL a perdu 95% de sa population xD), l’ouverture se ressent de plus en plus, et commence à empiéter positivement et secouer les consciences sur la société et ses normes (OUI BIOWARE <3). Qu’elle conserve le lien social entre les différentes personnes, les différents horizons, et il y a beaucoup de positif à tirer de tout cela !

Et ce sont autant de combats pour lesquels je me bats aussi. VIVA LA REVOLUCION ! :3

 

À propos de moi !

OZSMOZ

Joueuse PC, sérievore, Marvel addict, et fan incontestable de Mass Effect, Bob's Burger & Z Nation. Promis je n'essayerais pas de vous pousser vers la sainte lumière du PC. Souvent je fais des blagues nulles, mais j'assume.

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