Jeux Indépendants

Firewatch; une vraie promenade de santé. (sans spoil!)

Écrit par OZSMOZ

Aujourd’hui je viens vous parler en toute simplicité d’un jeu ; Firewatch. J’ai commencé le jeu dans l’après-midi, je l’ai fini le soir. Je n’attendais pas firewatch. Je l’ai découvert en une image et j’ai dit: je le veux. Je vais essayer de vous donner envie d’y jouer sans vous spoiler l’histoire. Ce qui va être compliqué, mais: challenge accepted!

firewatch_landscape

On commence l’histoire tout en douceur, avec une mise en abîme des plus simple, des phrases, quelques choix et on déroule la vie de notre personnage Henry. Un homme qui vit sa vie comme beaucoup d’hommes. Avec une femme, un chien, des envies … Et puis un jour, Henry accepte un boulot d’été comme garde-forestier dans le parc de Yellowstone. Nous avons là le pitch de base du jeu. L’histoire d’un type qui vit sa vie de garde-forestier, se balade, garde l’oeil sur les incendies, découvre des animaux… et parle beaucoup à son supérieur, Delilah au talkie-walkie. 

x360-WZW

Grâce aux longues conversations  qu’auront Henry & Delilah, on en apprendra plus sur notre personnage principal, on développera une relation avec la femme au « bout du fil » et tout ça en dévale des pentes, en chassant les intrus de la foret, en discutant le soir en admirant les gigantesques feux qui se déclenchent presque chaque été. Encore une fois, toute la beauté (ou presque ) est dans sa narration. (Merci monsieur  Sean Vanaman, qui était, il me semble scénariste du premier Walking Dead de TellTale Games. Voilà pourquoi le jeu était attendu. Enfin une des raisons.) C’est beau, c’est calme, c’est drôle… On passe par plein d’émotions: le doute, le rire, l’incertitude, l’amitié … L’histoire Henry/Delilah est touchante et d’autant plus forte qu’on ne fait que parler avec elle. On trouve une tortue: on en parle. On trouve un arbre étrange: on en parle. On a aussi le choix de se taire et de passer notre chemin. Au fil des discutions, les personnalités s’affinent, des liens se créer, les discutions vont du simple apprentissage du travail de garde-forestier au passé d’Henry. Delilah n’est qu’une voix dans une machine, mais on l’imagine au fil des heures de jeu, des conversations. Moi, je me suis imaginé une femme d’une quarantaine d’années, avec un carré brun, toujours en jean avec des chaussures de rando’ derrière son bureau. Ce jeu m’a laissé le choix de me faire ma propre fiction dans ma tête et j’apprécie. 

firewatch-56bc947921096

Ne vous attendez pas à vivre une expérience hache à la main à poursuivre des méchants. Les seules phases « d’action » seront modestes: descendre à la corde, ramassé les déchets de la foret… Comme je le disais, ce jeu est avant tout un jeu narratif.  Mais il n’y a pas que ça, Firewatch ne se résume pas qu’à ses longues discussions entre deux personnages. Ils ont bien fait ça chez Campo Santo, ils ont agrémenté le tout d’un scénario tout aussi humain que le jeu. L’histoire, pourtant banale, vous tiendra en haleine, vous donnera envie d’aller jusqu’au bout, de connaitre le fin mot de l’histoire. Les thèmes principaux sont simples: la solitude (assez logique quand on sait que le jeu se passe au milieu de la foret, que notre personnage est seul.) La remise en question (on ne s’isole pas pour rien.) La confiance… Des thèmes de la vie quotidienne. Ne vous attendez pas à une histoire manichéenne avec des gros méchants très méchants. On est loin de là. 

firewatch-e3-5

Comme je le disais, Henry évolue dans une forêt. Au début, j’ai eu un peu peur d’être largué sans savoir où aller (ouais une forêt c’est que ça peut être très grand) mais finalement, on se retrouve simplement dans une zone délimitée(ce qui pour moi était  agréable et assez représentatif du boulot de garde puisqu’ils ne surveillent pas la forêt seuls, mais par zone.) On apprend en même temps que son personnage à se repérer. La map évolue avec l’histoire, Henry notant quelques fois des points stratégiques ou encore des nouveaux chemins. On traverse la forêt de long en large pendant l’aventure, à toute heure de la journée et de la nuit. On a donc l’occasion de redécouvrir des endroits sous différentes couleurs. (La brume le matin, les magnifiques couchers de soleil…) Bref, la map plutôt restreinte ne m’a pas posé de problème. À vous d’en juger. 

firewatch_150305_06

Au niveau des graphismes, j’ai beaucoup apprécié les couleurs chaudes de l’été.  Des images du jeu ou le trailer vous aideront à vous faire une idée. Pour ce qui est de la bande-son, et bien. On est plus souvent bercé par la voix d’Henry & Delilah que par de la musique. Souvent, on entend nos pas, les bruits du vent, des animaux. Je n’ai pas eu beaucoup de musique pendant mes quelques heures de jeu, mais à chaque fois elles étaient appréciables. Rien de dissonant, elle ne faisait qu’appuyer les ambiances ainsi que le ressentit du personnage. La durée de vie du jeu a fait beaucoup couler d’encre: je dirais entre 3 & 5 heures (personnellement en me paumant dans la forêt en prenant mon temps, en regardant à droite à gauche 5 heures.) Mais je trouve que c’est une bonne durée pour ce genre de jeu.

firewatch-e3-2

Si le jeu vous laisse le choix de répondre à votre guise, vous serez bien impuissant devant la fin qui vous sera imposée. C’est les aléas de la vie. Parfois, quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, c’est comme ça. Une bonne leçon. Alors certes, vous pouvez me trouver totalement partiale dans mon article (et je l’avoue j’ai adoré ce jeu.) Mais si vous vous sentez prêt, pour ce genre d’aventure contemplatif  foncez. J’ai lu beaucoup de critiques sur ce jeu (après y avoir joué.) Et j’en déduis que ce jeu plait plus aux personnes adultes qu’aux adolescents. Au vu de sa presque lenteur, de son côté contemplatif, de ses thèmes abordés, de son dénouement et même de l’intrigue.

ss_c7e16bc8d5a6d40ab1f7c339395d26d8f6eb57ff.0

Firewatch est un vrai petit bijou narratif et contemplatif. On vit une histoire très humaine, très quotidienne. On peut facilement s’identifier au personnage, comprendre ce qu’il vit, parce que ça pourrait nous arriver  à nous. J’espère vraiment que cet article vous donnera envie de vous lancer dans l’aventure si ce genre de jeu vous plait. On est loin d’un TellTale Game, mais niveau narration, la concurrence est rude croyez moi. Allez, courez vivre l’aventure Firewatch et venez surtout me dire ce que vous en avez pensé. (Vous pouvez spoiler à volontiers dans les commentaires, et je le ferais avec beaucoup de plaisir également, c’est monstrueusement frustrant de ne pas pouvoir vous racontez cette histoire)!  On se retrouve la prochaine fois avec… Je ne sais pas Tomb Raider (je le ferais promis!) ou un far cry, ou  je le dis comme ça, mais pour les trois ans du blog, un concours se prépare, avec des jeux et des goodies à la clé. 🙂

À propos de moi !

OZSMOZ

Joueuse PC, sérievore, Marvel addict, et fan incontestable de Mass Effect, Bob's Burger & Z Nation. Promis je n'essayerais pas de vous pousser vers la sainte lumière du PC. Souvent je fais des blagues nulles, mais j'assume.

Laisser un commentaire

11 Commentaires

  • Hello !

    Finalement, j’étais parti pour aller me coucher (je suis malade), mais j’ai vu le raccourci de ton article avoir la p’tite larme à l’œil.

    Je découvre ta plume avec cet article, et franchement j’ai trouvé que tu t’es bien débrouillée pour raconter ton ressenti sans pour autant spoiler le jeu (j’aurais pas lu l’article s’il n’était pas NO SPOIL). Au final, c’est un jeu auquel je kifferai jouer, mais vu la durabilité de l’opus, ça se fera pour maximum 10€.

    Je me suis vraiment découvert un style de jeu que j’apprécie avec Brothers: a tale of two sons. Loin des jeux de bastons et de pan-pan tutu à gros budget. Une musique très discrète mais appréciable, une narration de qualité, une histoire prenante et c’est parti !

    Au passage, j’aime faire des commentaires assez construits avec parfois des p’tites remarques, mais vu qu’on ne se connaît pas trop, je ne connais pas tes réactions vis-à-vis de ça et j’me suis abstenu. En tout cas, j’aime ta plume malgré tout !

    Au plaisir de te relire :).

    • Merci pour ton long commentaire qui m’a fait très plaisir et surtout j’espère que tu iras mieux.
      Je ne spoil jamais mes jeux dans mes articles. Je ne le mets plus maintenant dans le titre mais je ne le fait jamais, ni les jeux, ni les séries, ni les films. 🙂
      Tu trouveras certainement Firewatch en solde bientôt (wiii c’est bientôt les soldes steeeaaam :D) je pense. J’ai toujours dis que tant que mon jeu me raconte une belle histoire, même si le gameplay est amoindris, j’adhére et là, firewatch c’est ça. Une belle histoire, une très belle narration, ..
      Mais je t’en pris, tant que les commentaires sont construit, et que c’est pas du Bouh C 1 la merd2… (j’ai jamais eu ce genre de commentaire en 3 ans de toute façon. :D)
      Bon je m’excuse déjà pour les fautes, c’est horrible quand je relis mes articles j’en corrige à chaque fois le pire c’est que je ne m’en rends pas compte. M’enfin, en tout cas, si tu te lance dans Firewatch je serais très heureuse d’avoir ton retours. 🙂
      Et merci pour tes gentils compliments. Ca me fait très très plaisir. 🙂

      • C’est bon à savoir, mais je te conseille de créer une balise [NO SPOIL], car bien des gens se retiennent de lire un article par peur du spoil. Sinon, je ne suis jamais méchant dans mes remarques/conseils, mais parfois certains prennent mal des conseils/astuces qu’on pourrait leur donner. Et j’ai pas assez la forme pour une baston de rue :D.

        J’ai le crâne embrouillé, alors j’te numérote ça en DM sur Twitter !

        • Je metterais ça en place une fois que la migration de mon blog aura commencé. (normalement dans très peu de temps j’attends la validation du changement pour mon nom de domaine.)
          Bah, ça dépend de la forme qu’on donne au conseil. Mais y’a pas de raison (enfin j’espère, je suis pas susceptible normalement.)
          Ok merci. (: Je surveillerai mon twitter (comme toujours!)